vendredi 15 janvier 2016

Ombre et lumière

Arles 2010

J'ai tant d'amis qui aiment la corrida et tant d'amis qui ne l'aiment pas... La corrida, un vaste sujet. Charles Quint était déjà un grand admirateur des courses de taureaux. Le culte du Taureau existe depuis tant de siècles ; ne serait-ce dans l'Antiquité que le fameux mythe du Minotaure ? De la vie et de la mort, de la transmission et de la renaissance, telles sont ses exhortations.
Cet acrostiche sur le sujet - je ne m'étais pas encore adonné à l'acrostiche - au titre du respect des droits de tout un chacun et surtout d'expression.
(Ci-dessous aquarelle de l'entrée des arènes de Ronda et photos amusantes de la peinture d'un car de la République tchèque stationné à Saint-Malo).
Ronda



Ombre et lumière

Ce rituel magistral offert au libre choix
Où dès le paséo, on en perd voie ou voix,
Revue d’Art non barbare altérée de tournois
Rouge épée muleta joignant l'homme à la croix
Ils ont des traditions un respect de l’octroi
De pique en banderilles, entre adresse et effroi
Aimant que, pour ou contre, on honore les droits.

jeudi 7 janvier 2016

Le chat et le lapin

Fable et aquarelle, vous connaissez... ? Ce sont mes premières pour cette nouvelle année.




Le chat et le lapin

Il ne se faut jamais moquer des autres,
Quel que soit l’égo, le statut, ou l’origine
Celui qui se montre mauvais apôtre
Verra pire qu’il n’imagine ;
Prédateur et proie sont pour la chronique
Que pure illustration pratique.
Un chat meurt-de-faim déboula sur un lapin
Qu'il guettait enfermé dans son clapier.
« Délaisse ton foin sec, car je suis ton copain
Pour toi la liberté, je te sors du guêpier
Pour t’offrir à croquer des légumes frais. »
Affirmant qu’ils étaient cousins pour mieux s’entendre
Deux curieux, l’un peureux, l’autre que rien n’effraye
Devant mêler leurs odeurs avant de se rendre
Au grand festin du potager.
« Ami lapin, à bas la colonie
Fuis donc l’habitat grillagé
Ose nature et harmonie
Plus d’aliments en poudre  
Viens humer cet air libre
Avec moi tu vas te résoudre
Au goût, la qualité des fibres. »
Tandis que le chat se gaussait
Et puis se trémoussait
Le lapin frisait ses moustaches
Lorsque le fermier d’un coup de cravache
Mit le chat au fossé
Pour toute forme de procès.
Aux portes du trépas chat oublia sa faim
Détala en miaulant s’enfuyant aux confins
En maudissant le lapin imbécile
Resté sans mot, docile.
De son fatal essai
Il était refroidi
Méditant engourdi
Une forte pensée :
Sage ne dit pas ce qu’il sait
Quand sot ne sait pas ce qu’il dit.