mardi 23 avril 2019

Ma vouivre

Ces vers soufflés par je ne sais quel vent frivolent autour de ma maison...



Ma vouivre


Buisson ardent de ma mie partie
Œillet douillet aux fragrances d’orties
Ingénue demoiselle au corps épris
Je pars en trombe

Arbre mort de ma terre meurtrie
Belles feuilles écrites dont j’ai fait le tri
Virginale jouvencelle au cœur flétri
Je sors de tombe

Pensée fugace de mon roseau pétri
Secousse éphémère par la rosée nourrie
Luxuriante escarcelle aux frissons chéris
Je me plombe

Lys blanc de ma vive patrie
Scissure écarlate de doux bains-marie
Libertaire étincelle dont je suis favori
Je succombe.




vendredi 19 avril 2019

Génération

Abasourdi, éberlué, hébété, sidéré, effaré, assommé... Des siècles d'histoire effondrés... Une histoire de gènes, de gêne, de générations... Le besoin d'écrire rapidement quelques rimes...





Génération


J’ai voulu de ta rue
Immortaliser l’image
Celle d’un hommage
A la beauté des crues
De nos poètes disparus
Et à ces misérables
Qui subissent l’innommable.
J’ai voulu de ta vue
A travers notre histoire
Citer ces gens dépourvus
Pleurant leurs disparus
Qui sont mort pour ta gloire
Et ces grands bâtisseurs
Qui ont créé tes sœurs.
Je voudrais de ta mue
Aux regards de l’enfer
Guérir ces gens émus
Peinés à tout défaire
Louer leur espérance
A vouloir de nouveau ériger
La beauté de la France







jeudi 18 avril 2019

Le devenir de l'Homme

Cette fable inspirée par ce sujet toujours d'actualité et que le démographe Alfred Sauvy évoquait déjà il y a plus de 50 ans, notre survie. L'Homme est cet incorrigible individualiste plus préoccupé par ses appétits et ses intérêts que par son environnement naturel, capable d'attendre que celle qu'il dit constamment être en danger, le corrige elle même de ses travers.



Le devenir de l’Homme

Il est aux fables des critères
Qui font office de prise d’armes,
Pourquoi faudrait-il mieux se taire
Que de tirer le signal d’alarme !
Un jour la Terre ne voulut plus faire l’autruche
Quand elle vit l’abeille se piquer la ruche
Elle eut assez de ces humains qui zonent
En lui détruisant sa couche d’ozone.
Elle convoqua Dieu
Chef des hommes cultivant le jardin d'Eden
Et le Diable odieux
Dynaste des forces mondaines.
« - J’en ai assez de votre humaine engeance
Qui me dit en danger !
C’est elle qui est dans la souffrance
A force de tout vendanger
Sous prétexte de leur faute charnelle
Vous les avez tant excités de passionnel
Qu’ils sont voués à disparaître. »
« - Accordez leur une dernière chance. »
« - Soit ! Mais grand dieu d’ici trois lustres à naître
Si rien ne change quant à cette malveillance
A mon encontre, pour toutes leurs fautes,
Je ferai que le démon se déchaîne !
Soit par une éruption volcanique en chaine
Tremblements de terres et tsunamis sur les côtes
Ou répéter un grand déluge interminable.
Les centrales nucléaires sans lumières
La généralisation des cancers
Ne seront qu’effroyables.
Je saurai guérir cette contamination
Dans cent ans la végétation aura reprise
Un air plus sain sera de mise
Grâce à l’arrêt de ces déprédations ;
Et dans trois cent ans les buildings seront poussière
Les animaux ravis ne feront plus la fable
Trente mille ans après plus de déchets du diable
Y compris le plastique et les soues meurtrières
Et là pourra revenir l’homme
Avec mon autorisation,
Car je crains qu’il ne sache gérer cette affaire
Trop préoccupé à poursuivre ses chimères. »
Dieu ne fit aucun commentaire
Le Diable remisa la boite de Pandore.
Tout est beau sur la Terre
Excepté l’homme qui se déshonore.