mardi 1 septembre 2020

AMIS FABULISTES

AMIS    FABULISTES
Récrouvrez toutes les Fables de Daniel Allemand sur le lien ci-dessus :

La Fin de mon Blog

Sur son Blog durant les 5 ans (185.561 vues), j'avais mis des Plumes et Rimes, j'ai connu des coups durs.
Puis plus tard mon cancer, et maintenant mon AVC ont permis que maîtrise le problème...
Perdre mon fils c'est trop dur... J'arrête...


A TITI

1980 - 2020




Mon fils



La frimousse aux vents
Ayant jamais froid
Etant toujours chaud dedans,
Fier vainqueur.
Des heures du rêveur
Aux temps ici, maintenant,
Hâbleur sourieur
Mamounette et pirouette
J’aime le souvenir
Avec ses muguets du bonheur
Ses roses du cœur
Avec ses coquelicots rouges sang 
Reste enfin éternellement mon présent.








mardi 2 juin 2020

Tarot 25 - Le Monde et l'Apocalyse

Et si merveilleux Monde signifiait la fin ?



Le Monde et l’Apocalyse
           
Et si ce beau 21 du MONDE, n’était qu’Apocalypse ?
Cet arcane n°21 que l’on trouve au bout du chemin du Tarot et qui s’appelle Le Monde est-elle la fin d’un monde, sinon la fin du monde ? A la fin de ce troisième septénaire l’individu découvre le but de sa quête, le lieu idéal, un équilibre acquis prenant appui sur les principes cosmiques, ce que d’aucuns appellent la Jérusalem céleste. L’un des privilèges de l’initié du grand arcane, c’est la divination. Deviner, c’est exercer la divinité, une équivalence de l’homme-dieu. Etre devin, selon la force du mot, serait donc être divin. « Ainsi est le sage. Il embrasse l’Unité. Il vit caché et pourtant tous le voient ». Le nombre vingt-et-un a pour lettre hébraïque Shin, nom divin signifiant le « tout puissant ». C’est la marque de l’Hiérophante (arcane n°5) parvenu au plus haut degré de l’initiation. Il n’y a plus ni fin, ni commencement, ni naissance, ni mort, tout est accompli, c’est la signification du dépassement de l’entendement, le couronnement de l’œuvre. Naissant à ce nouveau monde l’androgyne nu au centre de la mandorle de lauriers, (qui a la position inverse du pendu renversé (arcane n°12), avec l’écharpe enroulée comme un serpent, le plus rusé des anges, celui qui conduit), possède toute la sérénité du beau, l’expression de la vérité et de la perfection. Ce personnage central, c’est le monde qui danse. Le corps s’est révélé être le Temple de la réalisation, le lieu de l’incarnation de l’esprit. Unifié, il repose sur un seul pied, la terre n’est rien d’autre qu’un point d’appui : un marchepied. La baquette tenue à la main lui permet de capter les énergies positives. Cette guirlande de forme ovale rappelle celle de l’amande, symbole du mariage, unissant les quatre éléments. Étant tournante, elle devient alors le zodiaque, roue d’Ezéchiel dont les points cardinaux sont marqués par le quaternaire kabbalistique correspondant aux saisons, aux éléments… Aux évangélistes : respectivement : l'ange de saint Mathieu, le taureau de Luc, l'aigle de Jean et le lion de Marc. Ils sont les représentations des 4 vivants d’Ézéchiel et de l’Apocalypse : « Devant le trône s’étendait une mer limpide comme du cristal : face au trône et à l’entour se trouvaient quatre Vivants ayant des yeux partout, devant et derrière. Le premier Vivant ressemblait à un Lion, le second à un taureau, le troisième avait comme un visage d’homme et le quatrième ressemblait à un aigle en plein vol ». Ces 4 figures représentent : le Taureau (symbole de la Terre) puissance de la réalité matérielle, le Lion (symbole du Feu) puissance de la lumière qui vivifie, l’Aigle (symbole de l’Air) représentation de l’esprit, les courants de la fraternité, le lien entre le ciel et la terre, l’Ange (symbole de l’Eau) puissance de l’amour. C’est le quaternaire cosmogonique du Taureau, de l’Aigle, du Lion et de l’Ange. L’Ange et les trois animaux sacrés sont représentés dans le Ciel par les étoiles situées aux quatre points cardinaux : Adelbaran ou l’œil du taureau, Régulus ou le cœur du Lion, Altaïr la lumière de l’Aigle et Fomalhaut du Poisson austral qui absorbe l’eau que répand le Verseau. Tout cela s’accomplit ici et maintenant car nous vivons dans l’illusion du monde.
Pour connaître le monde, il faut se connaître soi-même. Parole d’évangile « Celui qui connaît le Tout, s’il est privé de lui-même, est privé du ToutDe nos jours, le langage commun utilise le terme d’apocalypse comme la fin des temps dans un chaos infernal, une destruction totale, et la disparition de l’homme. L’arcane du Monde est donc celui de l’analyse et de la synthèse. Pour exister le monde a besoin d’être réfléchi par la conscience. La Mandorle, l’auréole sacrée, appelée aussi « Œil de Dieu » est tressée de spiritualité, de pulsion de vie et d’ordre. Elle évoque aussi la vulve, la matrice de vie, la porte et voie d’accès au Monde. A l’instant de la mort nous ouvrons la porte de ce monde inconnu, c’est le sens ultime de cette mandorle, elle figure une porte sur l’éternité de l’au-delà de la vie, l’au-delà du monde. Le Monde nous invite à réaliser l’âme humaine, substance intermédiaire entre la matière et l’esprit, comme la définissait Jung afin de se confondre et s’unir sur un axe collectif, un axe du monde qu’il nomma « Ame du Monde ». Réaliser son âme humaine individuelle c’est réaliser l’âme du monde. Cet axe collectif traversant chaque âme individuelle, donc chacun d’entre nous. Autour de la mandorle, trois des quatre vivants sont auréolés sauf le taureau de couleur chair, qui est le signe que le corps est abandonné. Entre taureau et lion le haut d’une couronne fait le pont pour que la chair accède à l’esprit. L’aigle et le lion, tous deux de couleur or, sont des symboles alchimiques ; l’aigle (mercure) représente le « solve » de la formule, il est l’anima, l’âme ; le Lion (sulfur) est l’âme des métaux, le coagula, l’esprit, l’animus. Le sel en est la conséquence, de couleur chair au centre de la mandorle (le corps incarnant le monde matériel). Le passage vers l’autre monde se voit bien, à droite de l’androgyne on a le Passé, ange et taureau de couleur chair, à gauche l’aigle et le lion de couleur or, symbolisent le passage de l’Humain au Divin. Cette séparation est à souligner, avec d’un côté les signes royaux du lion et de l’aigle, et les signes terrestres, mémoriaux du taureau et de l’homme. Cela identifie le lien entre le matériel (bœuf et homme) et le spirituel, entre le réel et le spirituel. Cette dualité existentielle est la charnière entre le bien et le mal, ou le jour venu, il faudra rétablir l’équilibre, et alors ce sera alors l’apocalypse. La signification d’« Apocalypse » c’est découvrir, dévoiler ce qui était caché. C’est lever le voile de la Papesse (arcane n°2) Il ne s’agit donc pas de mort ou de destruction, mais bien plutôt de révélation et de connaissance intelligible. Mais l’Apocalypse reste un livre secret, scellé des « sept sceaux » (7 fois 3 = 21 arcanes du tarot). Comme nul homme ne peut prétendre en découvrir le message ni en comprendre les énigmes qui s’y trouvent, comment dès lors approcher cet antagonisme entre la révélation à tous, alors qu’aucun homme ne peut en comprendre le secret ? Voilà TOUT ce que révèle l’arcane 21 du Monde, l’Apocalypse est à la fois un chemin personnel et collectif dont l’échange sous le manteau des arcanes du Tarot, permet de décrypter le mythe de l’Apocalypse. Chaque homme a ainsi la possibilité de comprendre son histoire intérieure individuelle qui s’inscrit dans un collectif universel. Après le cheminement dans le Tarot, décoder l’arcane du Monde revient à expliquer l’avènement du Soi de l’homme. Le Christ de l’Apocalypse, représente l’homme réalisé, non pas fils de dieu, mais bien fils de l’homme. L’histoire de l’individu s’inscrit dans l’histoire collective car si chacun est une part du Tout, le Tout demeure entier. Donc chaque histoire humaine individuelle permet à l’histoire collective de se révéler jusqu’à la fin des temps. Ainsi le mythe de « L’Apocalypse » par la lecture du Tarot traduit l’histoire de la vie dans sa finalisation d’harmonie, la cohérence de la mort partie intégrante de la logique du vivant et la transformation perpétuelle de la vie. C’est la clé ouvrant sur la vérité d’une pérennité de la conscience. L’arcane 16 de la Maison Dieu démontrait la destruction du temple matériel car l’homme se doit de chercher avec humilité la Jérusalem Céleste qui ne pourra qu’entrer en lui. C’est dans l’intimité de sa transformation intérieure qu’il trouvera le salut. L’arcane du Monde est donc celui de la révélation, après l’enlèvement du voile de la Papesse, sans oublier l’importance du Jugement (arcane n°20), afin qu’il aille vers sa propre réalisation dans sa compréhension du monde. Il trouvera dès lors son harmonie personnelle. La fin du Monde est symbolisé par la dualité des 4 vivants de l’arcane, dont, rappelons-le, deux symbolisent l’achèvement de ce monde ci, matériel et temporel, et les deux autres l’avènement d’un monde spirituel et éternel, où le passage est l’épanouissement individuel dans un monde devenu autre. Le voile enlevé autour de cette porte (dissimulée derrière les colonnes de la Papesse qui tient le livre de chair), fait comprendre le monde d’après, celui du beau. Le beau c’est le bien qui se fait aimer. L’arcane du Monde est celle de l’Apocalypse… Apocalypse qui n’est que la révélation de nous-mêmes.

mercredi 20 mai 2020

Haïkus de vie

Au grè du temps, au fil des jours





Haïkus de vie


Ouin-ouin du bébé
Merveille au ciel étoilé
Première ébranlante

Houhou du hibou
Frisson au fond de la nuit
Première épouvante

Glouglou de la cruche
Ivresse auprès du tonneau
Première éprouvante

Flip-flop de la flaque
Le lapin est de sortie
Première émouvante

Frou-frou du jupon
La flèche de Cupidon
Première épuisante

Tic-tac de la montre
La course de l’ambulance
Première éreintante

Ding dong de la cloche
Point de lion dans la fosse
Première étouffante




dimanche 17 mai 2020

Où est la chute ?

Pas " chut ", pour une question de chutes...



Où est la chute ?


Sauts enfantins
A l’orée des délices
Du jardin de l’horrible pantin
Ouvrent voie aux caprices
Où est le vice ?
Cascades adolescentes
Aux confins des dangers
Des espaces de la rue blessante
Offrent vie aux étrangers
Où et le danger ?
Cascatelles adultes
Au départ des artistes
Des cirques du veau d‘or inculte
Formalisent les arrivistes
Où est la piste ?
Cataractes ancestrales
Aux lisières des buches
De l’enjeu du satané graal
Ordonnent de se piquer la ruche
Où est l’embûche ?
Chutes des vieillards
Au bord du précipice
Des enfers du prince paillard
Obéissent à la fin des sévices
Où est le sacrifice ?
Ruine des morts-vivants
Aux rives de l’Achéron
Sont emportées par les vents
Jusqu’au dernier ronron
Où est la chute ?