lundi 16 mars 2015

50 ans plus tard

Pays de Faim

Le rétroviseur est un instrument utile... Quoi que !
50 ans déjà que j'ai écrit les paroles de cette chanson sur une musique de mon ami Angelo pour le répertoire des Princes, le groupe musical dont je vous ai parlé dans un article précédent.
J'avais été influencé en 1968 en tant qu'étudiant géographe par un article de l'économiste démographe Alfred SAUVY " Bientôt 3 milliards d'hommes, dont 1 seul mange à sa faim".
Nous sommes plus de 7 milliards aujourd'hui et... Quoi dire, sinon relire le texte de la chanson ?


Pays de faim



Ils crient, ils pleurent, ils ont peur.

Ils prient, ils meurent, ils se leurrent.

Du pain, du pain, ils ont faim !

De terre ils trient quelques grains.



C'est le pays de la faim.

Les enfants tètent les seins

Des mères qui n'ont plus de lait

De n'avoir plus rien avalé.



Ils suent, ils grillent au soleil.

Ils tuent, ils pillent leurs pareils.

Du pain, du pain, ils ont faim !

De faim ils sucent leurs mains.



C'est le pays de la faim.

Las de manger des chenilles,

Des pères vendent leurs filles,

Juste pour un croûton de pain.



Ils peinent, ils gangrènent, ils se traînent.

Ils geignent, ils plaignent, ils s'étreignent.

Du pain, du pain, ils ont faim !

La fin ils l'espèrent en vain.


mercredi 11 mars 2015

Illustration de "Serment sur sarment"

Je rajoute une plume pour illustrer le poème "Serment sur sarment"

 

Serment sur sarment

Serment sur sarment

 8 mars 2015
Ce poème illustre avec la plume qui l'accompagne, le combat que mène régulièrement les soldats du feu contre les incendies dans le Sud de notre pays. Il se trouvera dans le recueil de poésies "ÉMOIS, PLUMES & RIMES" qui sera publié en 2015.


Serment sur sarment

Vends ton âme au diable
Feu vil, fou de vent
 Tu es détestable
Je me garde vivant.

Vrilles qui crépitent
Hideux décorum,
Tes fumées m’irritent
Je fais le maximum.

 Voir ton hydre affreuse
Gueule ailée de flammes,
D’une claque aqueuse
Il faut que je te crame.

Viens souffle putride
Autan afflictif
Pour ton air torride
Je serai décisif.

Vil violeur des arbres
Lâche psalmodie
D’un zèle de marbre
Je vaincrai l’incendie.

Pour ma terre cuite
Rasée et détruite
Où qu’aille ta fuite
Tu paieras ta conduite.


Salon de Rives

Premier salon de l'année ce 1er mars 2015 pour la promotion de mon dernier roman Le coeur en vrille aux Éditions ThoT.



mardi 3 mars 2015

Un bonheur à partager

Comme l'annonçait le poème les Enchanteurs voici les vidéos promises. Tous les liens mènent à eux.
 



Manero et Angelo

Canut et Sonia               
                Gypsies chez Bob


Bryan et son père Manu

Le prodigieux Mario en famille

Mario en solo








Yves et Guy


Les Guives
Je les ai baptisé ainsi, goûtez donc à ce quart d'heure de bonheur et vous me laisserez aussitôt des messages.

lundi 2 mars 2015

Les enchanteurs

Je vous prépare un florilège de quelques vidéos des joueurs de guitare camarguais rencontrés le plus souvent chez Philippe ou Jean-Guy, hôtes magiques de cette belle région.
Dans l'attente de ces vidéos, j'ai voulu leur dédier ce poème.


Les Enchanteurs

Ils jouent de la guitare en mélopée audible
Mortifiant le cafard d’une épopée jalouse
Entrelacs ancestral de musiques andalouses
Par sanglots, par solos, de leurs mains invisibles.

Ces ardents chants gitans aux accords indicibles
Exaltent au clos de l’Isle par doigts qui font ventouse
Sur les cordes enfiévrées la rythmique du blues
Concorde musicale en notes irrésistibles.

Brassage culturel que tout l’amour découvre
Liturgie camarguaise au feuillage du rouvre
Nous restons enivrés de claire résonance.

Car l’instrument sacré joué sous Hatchepsout
Nous transporte joyeux de sa lascive écoute
Aux berges de l’extase et de l’efflorescence.