mardi 10 janvier 2017

Une mèche au front

Dans ces périodes électives, on a tendance à réentendre les mêmes discours, quelles que soient les opinions. J'ai ressorti de mes tablettes ce sonnet écrit il y a plus de quinze ans... Il me parait toujours d'actualité pour certains tribuns... 15 ans !



Une mèche au front

Serf floué, mis à mal, corps rompu subversif
Dans le chaos infâme, éjecté du bazar
L'indigent sans labeur, naufragé du hasard
Paye aux nouveaux vizirs, le coût du productif

Maudite ère génocide au système oppressif
Ces mendiants du travail bannis par des soudards
Du prix de la douleur avaient versé les arrhes
Glorifiant les tyrans au geste décisif

L'intérêt primordial amplement capital
Précipite d’aucuns vers l'outrage fatal
Renie les droits de l'homme et manie l'esclavage

Capital usurpé sur les fruits du travail
Nouvel absolutisme, absurde épouvantail
Craint la révolution du monde du chômage

lundi 9 janvier 2017

Le drame du serf

A ces temps difficiles de brouillard qui laissent des traces




Le drame du serf

J’ai perdu mes illusions
Aux souffrances du supplice
 Tel le prix d’une évasion

En affrontant l’exclusion
L’asociale sectatrice
J’ai perdu mes illusions

Du salaire, l’incision
Fut le coût du sacrifice,
Tel le prix d’une évasion

Impotent par les lésions
De l’inique cicatrice
J’ai perdu mes illusions

De l’abjecte décision,
Un abyssal préjudice
Tel le prix d’une évasion

De l’intruse réclusion
Je subis l’injustice
J’ai perdu mes illusions
Tel le prix d’une évasion

dimanche 8 janvier 2017

Les yeux fauves

Cette plume m'a inspiré une fable sur l'importance des yeux dans la vie.




Les yeux fauves

Il s’appelait Properce
Avait sentences pour commerce ;
En lui rendant hommage, il convient de distraire,
Recréons pour se faire
Un conte, un univers.
Aux fins fonds d’une terre
Ils étaient deux lions copains
Vivant dans la même savane
Arpentant les mêmes lopins
Estourbit de chaleur kenyane.
Leur grande amitié dans les yeux
Les gardaient d’être avaricieux,
Ils se marquaient de leurs empreintes
Desquelles on percevait une éternelle étreinte,
Toujours ensembles, toujours en fête
Dans cette  immense osmose intangible et parfaite.
Lorsque dans la détresse
Survint une tigresse,
Nos rois en tombèrent amoureux.
Très vite elle s’encanailla
Feulant en douce au plus fiévreux
Un fol attrait qui le broya
L’attirant dans le fond
A n’en voir qu’un penchant profond.
Remise sur pattes elle s’en alla vers la ville
Et son souvenir s’estompa.
L’entiché, pour son ami en devint si vil
Qu’il désira voir la pampa
Et s’en alla aussi.
Et la distance ainsi
Amère absence du châtié,
Refroidit beaucoup l’amitié.
Dès lors il resta seul
Prostré, perdant ami, catin, lion sans gueule !
Au fil du temps, l’absent devint ombre, tenon
Un mal de dents, l’oubli des noms
Guérissant l’amour des durs maux de Cupidon
Cautérisant les mots durs sevrés d’abandon
Sans les regrets et moins d’envie.
Je l’ai tant vu dans cette vie
Après maints tours et tant détours
Lorsqu’on se perd de vue, souvent se perd l’amour
Loin des yeux, loin du cœur
Un dicton fossoyeur.

jeudi 5 janvier 2017

L'entre-deux (2)


Gardiens du Soleil
Le début du coucher de l'Astre du jour
Notre langue est riche d'expressions comme par exemple celle qui m'occupe ces derniers jours : Se trouver dans un entre-deux. A deux occasions, la fin de l'année 2016 et le magnifique coucher du soleil du jour de l'an me conduisent à ces regards différents.
Ah ! Ce coucher de soleil sur le Vaccarès...

Couleur d'amour
Couleur d'amour

L'entre deux (1)

Notre langue est riche d'expressions comme par exemple celle qui m'occupe ces derniers jours : Se trouver dans un entre-deux. A deux occasions, la fin de l'année 2016 et le magnifique coucher du soleil du premier jour de l'an m'ont conduit à ces deux regards différents.


Cliquez sur  les liens des vidéos :

1) Entre-deux ----->  Le début 

2) Entre-deux ----->  La fin

 


mardi 3 janvier 2017

Le chat et la peluche

C'est une vieille photographie d'un chat qui m'était cher, qui a inspiré cette fable.



Le chat et la peluche

Un maître avait chat et souris
Faisant grand charivari
Tant ils étaient amis, dans sa salle de classe.
Il fallut donc, que maire et parents se mouillassent
Et comme on ne tue pas les chats
Ils livrèrent à l’autre trublion
Une bataille sans rachat.
Fi de la rébellion
 Qui vous livre un cadavre
De rongeur au museau pointu
Voilà que notre chat se navre
A tel point qu’on craint qu’il se tue !
Pour éviter la moindre embûche
Et pour amuser les enfants
On lui trouva une grise idoine peluche
Dont il s’amusa un instant.
De son amie l’absence
Le plongeait dans la léthargie.
Dès lors le maître était heureux de son silence
Qu’il soit signe de paix, bonheur ou bien d’ennui
Surtout cette absence de bruit
Du doux félin ne bougeant plus
Faisait que l’enfant soit instruit
Sans que plus rien ne lui déplut.
Le chat devint bouffon
En étant lui aussi peluche
Cotonneux, comme sa doublure de chiffon
Se laissait tout faire par toutes les paluches ;
On la lui mettait sur la tête
Et il ne bronchait plus.
Un jour que le maitre eut finit ses historiettes
Au sujet du poilu
Le moustachu pris de furie
En grimpa aux rideaux
Griffant tout à l’envie
Déchirant en lambeaux
En mordant la peluche
La lacérant en mille pluches
Dément, bigre !
Cruel et feulant comme un tigre.
Puis tel l’éclair il disparut
Sans qu’on ne l’ait jamais revu.
Il n’existe pour le deuil aucune science ;
La violence est le bruit
Du plus grand des silences
Pour la souffrance enfouie.