lundi 13 mars 2017

Les deux femmes

L'exercice de la fable est passionnant, en voici la dernière avec vue sur le jardin d'éden...




Les deux femmes

Il est deux femmes à l’origine
Dont l’homme est redevable
Lilith et Eve, non frangines,
Pour le divin, sœurs congédiables.
Lorsque l’une exigeant d’être l’égal du mâle,
Du refus, prit le mors aux dents
S’en allant chevaucher le mal,
L’autre issue des côtes d’Adam
Dut jouer la vassale
Tout en condamnant le bon sens
En monnayant la vie pour plus de connaissances.
Ni les remords de la démone
Ni les regrets de la mortelle
N’empêchent, que depuis les hommes s’époumonent
Hurlant que la mort de l’esprit est trop cruelle.

vendredi 10 mars 2017

Je me souviens

Elles sont pour la plupart des poètes un véritable sujet de prédilection, source d'inspiration, la muse réelle ou virtuelle se trouve toujours évoquée.

 Je me souviens


Je me souviens
De ma jeunesse,
Devant la mer immense
Prostré sur un rocher,
Je pense
A tous ces jours passés, accrochés
Cœurs épris, en pleine liesse
Par l’amour qui coulait dans nos veines.

Je me souviens,
De l’allégresse
Des hauts sommets neigeux
Courant sur les sentiers
Fiévreux
De tous ces jours heureux, héritiers
De l’amour, de nos caresses
Écoutant l’envie gonfler nos veines.

Je me souviens
De nos faiblesses,
Du froid du vent glacé
Lacérant nos visages,
Lassés
Quand l'hiver peignait les paysages
D’un amour mort sans compresse
De l’oubli qui nous coupa les veines

Je me souviens,
De la détresse
Inondé par des grains
De larmes en cet endroit
chagrin
En criant mon fol amour pour toi
Tel un ange à sa déesse
Dans l’espoir de ranimer sa veine.

Je me souviens,
Je le confesse
Nostalgique musique
De l’émouvante étreinte
Tragique
Dont sur nos lèvres les empreintes
Distillée par cette ivresse
Transmirent d’incessantes neuvaines.


lundi 6 mars 2017

La trace de l'ourse

L'un des rôles essentiels de la vie est celui de transmettre... Là réside sans doute l'accès au chemin de l'éternité... Cette fable pour illustrer le sujet ; cette fois ci, c'est la fable qui m'a inspiré l'aquarelle.



La trace de l’Ourse

Comme un phare sauveur
Qui éclaire à la ronde
Et guide au mieux des heurts
La destinée du monde
La grande Ourse,
Les étoiles du grand manège
Brillaient sur la tête d’une ourse
Qui marchait dans la neige
Suivi de son ourson.
Socrate pousse à se juger à sa façon
De soi à soi sans vis à vis
Face au grand livre de la vie.
Notre ourse de tendresse à l’instinct maternel
Regarda son petit, lui parla face à face :
« Comme cette neige éternelle
Les pages blanches de ta vie n’ont pas de traces
 Et si l’ours mal léché
Est peluche sans inconscient
Tes ambitions à rechercher
Sont dans ton âme à bon escient
Car quand tu es venu
Au monde, aveugle et nu
Ton chemin était vierge
Très loin de la flamberge.
On t’apprend à manger
Les fruits et tubercules sucrées
On t’apprend à parler
Pour ne pas être massacré
On t’apprend à marcher
 Au pas, à l’amble et au galop
On t'apprend à sentir
Miel, musc et muguette au repos
Pour goûter tes plaisirs.
On t’apprend à voir
Le cycle de vie et le symbole de force
Face à l’adversité, l’espoir
D’effrayer en bombant le torse.
On t'apprend à comprendre
Le chemin tout tracé,
Où d'autres sont allés
Mais où tu n’as plus rien à prendre
La vie est tout un art
Pense au beau et au bon, ce jour de ton départ. »
Le voilà sur la neige immaculée sans crasse
Vierge de son destin
Tout seul sur son chemin
Le bien appris, se dit qu’il doit laisser sa trace.

vendredi 3 mars 2017

Le mimosa

J'en avais oublié jusqu'à ce jour le sonnet, une nymphe de la Nature me l'a rappelé cette nuit...



Le mimosa

Comme une caresse de brise parfumée
Due à la balance de petits pompons jaunes
Sous le timide soleil qui propose l’aumône
L'orage au loin qui tonne en fait heur présumé

De la senteur aux fragrances légères humées
Illuminant l'entour excitant les axones
L’embellie du jardin aux lumières synchrones
Par ces petits soleils voit l’oubli exhumé

Féeriques sous les rais de la lune blanche
Ces lourds rameaux de grappes qui penchent
Incitent à la tendresse par tant de beauté

Amour d’arbuste à la vermeille sève franche
Merveille d’énergie voilà que l’on s’épanche
Aux douces heures de tes nuits enchantées.