vendredi 9 octobre 2015

Plus belle la vie

Tout est question d'équilibre...
Alors, tel un funambule qui marche sur son fil... contraint d'avancer en tentant de mettre un pied devant l'autre...
Tel le Fou du Tarot...
Tel le bouffon du roi... ou de la République,
Pourquoi pas, en cours de route et sur une corde à noeuds, publier des photos folles et des rimes de "barjo" sous le titre de : "sentimaux"


Sentimaux

Mais qu’on me démente
Que démente est la vie
Quand avec folie on fait philo !

Et puis qu’on m’infirme
Que l’infirme est ravi
De rouler en voiture écolo !

Bien et mal que faire
Quand l’enfer fait envie ?
Lucifer en porte le flambeau !

Et pour paradis
De maladies, servi
Je m’entends réviser mon crédo !

Sous le tétramorphe
L’être amorphe en survie
Croit toujours en son eldorado.

Immuable essence
Le vrai sens à la vie
Pour elle ces rimes de barjo.






mardi 6 octobre 2015

Les trois chiens

Vous connaissez maintenant le principe... J'expurge une de mes vieilles aquarelles représentant des animaux et je concocte une fable autour de l'image. Ce sera donc la cinquième qui s'intitule : " Les trois chiens " ; elle est aussi un clin d'oeil à un réconfortant ami et toubib arlésien qui apprécie plus particulièrement la morale. 




Les trois chiens

Ils étaient trois compères
Chiens mâtins et molosses
Échangeant leurs affaires
Aux bons soins de Chronos.
Néron chien de berger et Milord chien de garde
Geignaient près de Briffaut de sa mine bâtarde
Navrés qu’un chien de cour
Soit ainsi affamé
Et qu’au moindre détour
Soit aussi diffamé.
Pour eux point de quartier
C’était un émeutier
Raz, torve, à l’œil sanglant et au poil hérissé
La bête apitoyait par sa mise en danger.
« Nom d’un chien ! Par la faim que vous êtes angoissé,
Fi donc ! Ce nom, Briffaut, il convient d’en changer !»
« Pour m’appeler Milord
Japper, donner la patte,
Ou Néron qui ne dort
Tant sa tâche est ingrate ?
Si je crève la faim,
J'en réclame la chance
Je vois tous les confins
Et n'est pas de défiance. »
Répondit donc Briffaut
D’un ton très comme il faut.
« Le bel état où l’on vous voit
Me fait rester clébard cerbère
Je bois toujours au même endroit
Définitivement pépère ! »
Osa brailler Néron, vieux dogue, montrant ses dents.
« Quant à moi j’aime le couffin du résident
Inéluctablement au chaud et à l’abri. »
Glapit Milord en méchant mâtin assombri.
Les butors crurent ainsi sermonner l’insouciant.
Briffaut, fier, heureux, dit sa joie en aboyant :
« Point de jaloux entre vous, fidèles messires
Je vous laisse grossir ;
Je vois jour après jour
Tant de vieux cons, que j’en peux mais,
La plupart du temps opprimés
Avalant sans amour
Leur pitance au chenil ;
Poursuivez ce babil
Car chacun d’entre vous, le matois, le féroce
Prête donc à croire que vous faites la noce. »
Il crut perdre la vie,
Par une prise aux dents
Mais vit avec le temps
Qu’ils n’avaient pas l’envie
Qu’il y eut rixe et empoignade,
Tant ils étaient dans la panade
Par leur tranquille étiolement.
D’un dernier aboiement
Il leur fit un salut
Et quitta les poilus.
Lui, libre sous le firmament
Vagabondait allégrement
Vivant, sautant, affirmant sans engagement
Que rien n’est définitif, sauf le changement.


samedi 3 octobre 2015

La furie d'Ananké

L'amour est tellement simple, que les humains s'emploient souvent à l'ignorer... Préférant se complaire dans son contraire. Entre le Bien et le Mal comment dès lors appréhender la fatalité de la destinée ?
Cette "Déclinaison" afin d'approcher le nombre de verbes synonymes pour exprimer la détestation que la nature pourrait avoir pour l'Homme. Dame Nature, elle est belle et dure...
L'aquarelle m'a sans doute, encore une fois, inspiré ces rimes.




La furie d'Ananké

Regarde-moi
Je suis à l'heure.
Car je t’exècre mon bon !
Je te hais pour de bon
Je te honnis.

Regarde-moi
Plus de pudeur !
Car je méprise ta vie
J’abomine l’envie
Je te vomis.

Regarde-moi
Que du malheur.
Car je déteste ton nom
J’abhorre ton renom
Je te maudis

Regarde-moi !
Je te fais peur ?



vendredi 2 octobre 2015

Balade dans l'espace temps

Il est des coins de France où nous sommes ?... Nous étions ?... Nous serons biens ...
Peu importe le temps du verbe, puisque nous sommes TOUS dans cet espace temps.
Cette photographie et cette vidéo (cliquez sur le lien) afin de mieux illustrer la chose, et que seuls les participants pourront dater si le coeur leur en dit.

De gauche à droite, Robert, Patrick, Guy, Daniel et Angelo

Lien vidéo ci dessous :
Souvenirs d'un petit coin sympa dans l'Ain