vendredi 16 février 2018

Au gré de la rosée

Fable ou poésie, j'hésite à classer ces rimes...







Au gré de la rosée

Ô fortunes…
D’Hammurabi la richesse de Babylone
La trop belle Babel en sa tour d’infortune
Ruinées aux forces d’Epsilon.
Quid du très fabuleux phare d’Alexandrie
Lorsque Rome l’envie
Comme centre de toutes religions ?
L’opulence de l’empire mongol machiavélien
De Gengis Khan et ses légions
Ou de Mansa Moussa le roi malien
Bâtisseur couvert d’or
Aussi riche que Guillaume le conquérant…
Que dire des fortunes des conquistadors
Ou d’autres durs belligérants
Plus acerbes ?
Comme Attila le Hun pour l’herbe
Qui ne repousse pas…
Sauf au gré de la lune
S’opposant au trépas
Gouttelettes d’eau opportunes
Du matin perlant sur les fleurs
Par une nuit très claire
Le sol refroidi rejetant la chaleur
Sans aucun brin de vent dans l’air.
La fortune est à nous
Ou bien nous abandonne
Et rien n’est moins à nous
Que ce qu’elle nous donne
Elle est aveugle et nous sourit
Ou bien mauvaise et nous pourrit
Elle nous sert à l’envie
Et image un proverbe
Car elle est pour la vie
Ce que la rosée est pour l’herbe

mercredi 14 février 2018

Credo d'amour

Il était temps de reparler de lui...




Credo d’amour

J’ai tant cherché l’amour
Physique
Musique au lien charnel
Spirituel
Dessein conceptuel
Ou même imaginaire
De tous ses arts légendaires
Un profond sentiment de tendresse
Qui vous caresse
Ou bien vous blesse.
J’ai tant cherché l’amour
A le collectionner
D’un désir passionné
A l’amour romantique
Ou encore platonique
A l’amour religieux
Misérable opposant élogieux
Où plus sectaire
D’ésotérisme séculaire
J’ai tant cherché l’amour
D’une union familiale
L’inexorable justice
De communion filiale
Aux lames castratrices
D’un Caïn à la foudre destructrice
Réitérant le jaloux
Transmission du dégoût
J’ai tant cherché l’amour
A vouloir en transmettre
Non point en fiel
Mais la douceur du miel
A fils et fille du ciel
Les piliers de mon être
Pour vivre au jour le jour
J’ai tant cherché l’amour
Dans les livres authentiques
En latin, roman ou bien gothique
Cet amour don de soi
Quand le tout à l’égo
N’est plus devant ce moi
Mais se conjugue en termes égaux
Cette passion d’Empédocle
Offrant amour et haine pour socle
Les deux forces originaires de l’être
Cette passion du Christ
Ou d’autres croyances acméistes
Sans omettre le fusionnel
Aspiration à l’unité originelle
Pessimisme métaphysique
Méditation bouddhique
J’ai tant cherché l’amour
Cet amour de souffrance
Du vivre et d’exister
Transmissible à outrance
Afin de résister
A notre destruction
Jusqu’à l’amour fusion
De l’androgyne nu
Ce bel ange ingénu
Vérité du nouvel élu
Absoute dans les nues
J’ai tant cherché l’amour
La beauté absolue
Que je l’ai reconnu...
Partant vers l’inconnu.


lundi 12 février 2018

Poésie mazoutée

Toujours passionné des contradictions étatiques incrédibles, du genre tabac-santé-mafia fiscale, ou encore écologie-limitation de vitesse-racket fiscal sur les carburants, où l'on se fout de nous ! Foutaises que cette énarchie prétende protéger la société quand en même temps elle préfère traire la vache à lait !
Ainsi me suis-je laissé aller à ces rimes délirantes...


Poésie mazoutée

Diesel, gasoil
Fleurs de bitume
Je me poile
De cette amertume
Envers vous
Qui sournoisement s’instille
Et distille
Entre vous
Deux
Ce fiel
Industriel
A cause des experts du CO2
(Quel mauvais style !
Je sais, assez !
Cétacé…)
Pourtant je m’escrime
A trouver les rimes
De la déprime
De pousser les gaz
M’imaginant chevaucher Pégase
Dans les nues
Pour ne plus payer l’ardoise
En poursuivant ma muse
Ingénue
Qui m’abuse
De toute poésie
Et m’amuse
Complètement à poil
Dans la frénésie
Aux fragrances de gasoil
Véritable zazou
A la substantifique moelle
Touchée d’un coup de grisou
Et coulée par le doute
Près du poêle à mazout
Ou faute de bisous
Sur ma route
Je me réchauffe
Comme baeckeofe
De vers
Envers
Et contre tout…
Lustrant ma batterie
Tout contre vous
Deux
J’en ri
Du fioul
Qui saoule
Gasoil et Diesel
Acolytes cafardeux
Ou vilaines donzelles
Égarant mes sens
En route
De parfums aux essences
Déroute
De toute
La nature de mon essence.