mercredi 18 septembre 2019

La spirale avide

Dans le tournis des urgences...



La spirale avide

Face au mur
Des murmures endiablés
Aux vapeurs délétères
D’un éther subtil
En l’asile ensablé
Je suis là !
Je suis las !
Côté face
La surface vidangée
D’une chance amoindrie
D’allégeance virile
A l’armure langée
Je sais ça !
J’essaye ça.
En face du vide
Du morbide néant
Aux spirales indicibles
Et pétales d’argent
Je fais figure de cible
Je fais bloc
Je débloque.




dimanche 15 septembre 2019

Le grain

Encore un poème écrit début septembre. Il pleut et le grain est très fort parfois au vent de nos peurs...




Le grain


Le grain,
Celui qui m’en chose
Poétique nécrose
De la fin de règne
Sur les acariens vainqueurs
Fallait-il qu’il explose ?
Ce grain de  sable
Qui dérègle la machine
Céleste mandoline
A rendre le rigodon
Pardessus la glotte
La même chose !
Ce grain de poussière
Qui encrasse mes vaisseaux
A la découverte de la sciatique
Près de mon colon
Douloureuse offrande
Aux vieux os
De l’osmose.
Ce grain de blé
De l’arcane sans nom
Colonne vertébrale
D’une espérance folle
De transmission
D’un savoir perdu
D’une connaissance opportune
Pour ma roue de fortune
N’étant que pause.
Ce grain de beauté
Qui est très laid
Et que l’on veut m’enlever
A coup de scalpel
Afin que je me rappelle
Ma destinée universelle
Dans le ciel étoilé
Quelle belle cause.
Ce grain de café
Noir et raciste
Dont il faut se désintoxiquer
Pour un exode alambiqué
Vers l’alambic
De l’alchimiste
J’en ai ma dose !
Ce grain photographique
Qui immortalise ma binette
Pour la postérité
Accrochée en lambeaux
De feuilles de papier
Aux cabinets occultes
Ne fait pas la rose.
Que le grain de raisin
D’enivrante catapulte
Uni au grain de musique
Beau et magique
Accompagne sans fièvre
La dépouille à grains
Aussitôt vendangé
Au silo de mes ancêtres.
Métamorphose s’impose !


jeudi 12 septembre 2019

Haïkus d'amour

C'est si bon... comme le dit la chanson



Haïkus d’amours


La force du vent
Secousse de vielles branches
Amour qui ne bronche

L’automne des ans
Branle de levées de germes
Amour vaccinant

L’humide rosée
Plongeon dans le lac limpide
Amour somnambule

Chemin de foret
Vive explosion de fragrances
Amour artifice

La nuit étoilée
Rêves d’antan estompés
Amour débranché

La beauté sans fin
Enceint l’art de la nature
Amour de toujours

La grâce trop nue
Nues de paillettes argentées
Amour sans limite





lundi 9 septembre 2019

Confidences de Cupidon

Dans ce passage difficile, et pour broyer du rose plutôt que du noir, je distille ce sonnet (genre que j'apprécie) afin de me distraire au cas où se soit encore possible. Je me suis adonné a faire parler Cupidon qui s'adresse à ses quatre femmes : la Mère, la Sainte, l'Amante et la Sagesse.



Confidences de Cupidon


Quand croiserai-je enfin son regard qui glisse
D’amour sur les affres de mon corps immature ?
Cet exil imprévu ravive les tortures
D’attente juvénile annonçant les prémices.

Avec elle en vainqueur se mâtent les supplices
Les Dieux l’ayant comblée d’une forte nature
Sa passion, sa ferveur, délie ma créature
L‘emportant vers les cieux du jardin des délices.

Je regrette mes flèches occasionnant l’orage
Je revois son allant évitant le naufrage
Son sourire radieux, empreint de sûreté.

Je déplore son cœur transpercé par mes rages
Je sais bien qu’elle a fait sauter tous les barrages
Beauté d’âme aimante, sertie de pureté.