Ces chers amis Angelo et Evelyne...
À la campagne, il accompagne sa compagne.
Voici quelques ritournelles pour votre plaisir en cliquant sur les liens.
♥ Eve 2
♥ Eve 3
♥ Eve 4
mercredi 16 septembre 2015
lundi 14 septembre 2015
Le p'tit matin
Tant bien que mal, nous arrivons à nous retrouver une fois par an, quelques photographies en attestent. En 2016 nous devrions fêter (?) le cinquantenaire des Princes. Il faudra donc se trouver un petit matin pour célébrer l'événement. Ces quelques rimes expurgées du vieil album de souvenirs qui avaient servies à l'élaboration d'une chanson écrite en 1965.
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| 1965 |
| 2008 |
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| 2007 |
| 2006 |
| 2007 |
| 2009 |
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| 2005 |
Le p’ tit matin
C’est un jour qui
Tue une nuit
Primesautier
Un camion qui roule
C’est le laitier
C’est un clochard
Un vrai buvard
Qui ouvre les yeux
Un jour de plus
Oublieux
C’est toi mon amour
Qui dort toujours
Comme hier soir
Contre ma joue
Fiévreuse
Le lit moelleux défait
Voir tes cheveux défaits
C’est ça tout le p’tit matin
C’est une poubelle
Un peu rebelle
Emplie d’adieux
Que viennent soulager
Camions et boueux
C’est le café
Café au lait
Et des croissants frais
Qui cherchent la lune
Gaufrée
C’est toi mon amour
Qui dort toujours
Tout contre moi
Depuis des mois
Heureuse
C’est le volet qui claque
Mon cœur qui se détraque
C’est simple comme bonjour.
mardi 8 septembre 2015
Coup de foudre
J'avais omis mes préférences naturelles pour le sonnet : voici quelques souvenirs résurgents illustrés par ce "Coup de foudre"
Coup de foudre
Depuis le court instant où votre ardent
sourire
S’est offert à moi, doux, charmant et engagé
En croisant mon regard, vous avez pu y
lire
Que j’étais malheureux autant qu’un naufragé.
Vous auriez pu passer et me laisser en
route
Mais vous n’avez pas pu me détourner les
yeux
Je vous ai donc souri, cela encore j’en
doute
Si j’ai fait cela, c’est en remerciant les
cieux.
Aux parfums doux et frais d’herbes et de
romarins
Que vinrent rafraîchir de légers vents
marins
Nous avons succombé aux fleurs de nos
assauts.
Tous deux auprès du feu afin de nous
éprendre
Je vous réchaufferai, je remuerai la
cendre
Et je vous bercerai comme on berce un
berceau.
samedi 5 septembre 2015
Cithare dans la nuit
La cithare est un instrument folklorique des pays alpins. Le bel instrument accompagne souvent des psaumes, car il convient parfaitement aux prières ou à la méditation.
Cithare dans la nuit
Du climat, la froidure
Devrait nous aguerrir.
Malgré le temps qui dure
Bien pire est sa clémence.
Bien pire est sa clémence.
Du volcan, la fissure
Veut tout anéantir.
Malgré le temps qui dure
Il n'est que turbulences.
Du serpent, la piqûre
Devait nous abêtir.
Malgré le temps qui dure
On oublie sa sentence.
De l'enfant, l'écorchure
N'a pas de souvenir.
Malgré le temps qui dure
Il n'est point de souffrance.
De l'amour, la blessure
Devrait nous endurcir.
Malgré le temps qui dure
Il n'est plus qu'espérance.
De Jésus, la souillure
Devrait nous prémunir.
Malgré le temps qui dure
Il n'est plus de croyance.
De toute dictature
On devrait tressaillir.
Malgré le temps qui dure
Nulle est la délivrance.
Du bourreau, la torture
Devrait nous démolir.
Malgré le temps qui dure
Il n'est pire appétence.
De l'exode, l'allure
Devrait nous consentir
Malgré le temps qui dure
Qu'il n'est pas d'ingérence.
De l’oubli, la biffure
Devrait nous consentir
Malgré le temps qui dure
Qu'il n'est pas d'ingérence.
De l’oubli, la biffure
Devrait nous garantir
Malgré le temps qui dure
De toute médisance.
Du sommeil, le murmure
Devrait nous engourdir.
Malgré le temps qui dure
Du terrible silence.
De la mort, la morsure
Nous permet d'affranchir
Malgré le temps qui dure
Notre odieuse arrogance.
mardi 1 septembre 2015
Le chaton et la mouche
Cette nouvelle fable et son aquarelle sont accompagnées d'un souvenir de porcelaine de plus de 65 ans qui m'avait été offert par une infirmière.
Un chaton n’avait pas d’ami
Pour jouer avec lui
Et prenait comme une infamie
Cette journée de pluie
Qui l’astreignait au carreau.
Une mouche n’aimant pas l’eau
Apprécia la maison
Où il faisait si bon
Puis la pitance du minet
La douceur de ses coussinets.
« Que veux-tu la bestiole ? »
Dit-il un brin exaspéré.
« M’amuser de ta fiole
Et voir tes crochets acérés. »
Dès lors il prit la mouche
Et la vraie mouche en grippe
Affaire de principe
Sautant pour l’escarmouche.
Elle esquiva le pitre
Se moquant de ses piaulements
Tapant contre la vitre
Pour mieux le voir claquer des dents.
Minet guettait sa proie voler
En s’imaginant la croquer
Et cette frustration
Le faisait chougner d’inaction
« Mais que vous vaut cette méfiance ? »
Demanda d’expérience
D’une patte-pelue
Le petit chat velu.
« Un oiseau-mouche culotté ! »
Fit la mouche harceleuse
Qui était ennuyeuse
A force de tournicoter.
« Dans la cruche l’oiseau se cache
Et n’a pas peur de vos moustaches »
Curieux et vexé, minou fit tomber le vase
Et ne vit rien au fond.
La mouche désinvolte en aviva l’extase
Le prenant pour bouffon.
« Faites-en une
niche
Car c’est vous l’empoté
Quand on est si godiche
On lit le chat botté ! »
Le chaton s’empressa de voir
Qu’il n’est trompe, ni dard sur mouche vrombissante
Soudain d’un geste prompt d’espoir
Lança sa patte armée de griffes jaillissantes
Et du parasite empressé
Fit une bouillie compressée.
Puis dans le pot, d’un pas félin, il s’introduit
Préjugeant que si le temps joue sur le moral
On ne gagne vraiment rien à tromper autrui
Et encore moins à lui faire la morale.
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